La bibliothèque à l’ère du « tout et tout de suite » (Compte rendu n°2 du congrès annuel de l’ABF)

L’ABF a l’habitude de proposer à ses congressistes une conférence inaugurale due à un intervenant qui n’appartient pas à la sphère de la bibliothèque et qui a souvent pourinauguration_abf_2011 effet de secouer l’auditoire. Le lien avec la lecture n’est pas immédiat mais il apparaît en filigrane et laisse des traces dans les mémoires (comme la conception et l’équipement des gares en 2009 ou la perte de la bibliodiversité en 2010).

Cette année à Lille (23-26 juin 2011), pour ouvrir un congrès intitulé « Les bibliothèques au défi de la communication », Olivier Badot (le dernier à droite sur la photo), anthropologue, professeur en Sorbonne et directeur de recherche en marketing, nous livrait sa vision de l’évolution du commerce à la faveur de facteurs comportementaux, sociologiques, démographiques, économiques et technologiques.

La crise actuelle du pouvoir d’achat doit être vue, dit-il, plutôt comme une crise du vouloir d’achat : les pulsions d’achat sont telles que le consommateur a l’impression de disposer de moins de pouvoir d’achat alors que la consommation est objectivement en hausse (en particulier dans le domaine textile) ; l’écart entre la dilatation de l’imaginaire et l’achat réel possible crée une frustration. Pour la combler, il s’agit de prendre plaisir au geste d’achat. Les commerçants soignent donc leurs lieux de vente, y sollicitent les cinq sens, y introduisent le doux, l’affectif jusqu’au caressage (murs capitonnés, fauteuils profonds et accueillants, image publicitaire orientée vers la notion de frottement épidermique asexué..)

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Les bibliothèques au défi de la communication (Compte rendu n°1 du congrès annuel de l’ABF)

entreeLe congrès annuel de l’ABF (Association des bibliothécaires de France) qui se tenait à Lille fin juin dernier avait choisi de parler « com » en six sessions et sept ateliers. Des propos de tous les orateurs qui se sont succédé aux différents micros, il est bien difficile de dégager une synthèse. Cependant, correspondante sur place de l’APBD, je vais tenter de réunir en quelques paragraphes les conseils recueillis pour une communication réussie.

Chacun se crée des représentations mentales et, lorsqu’elles deviennent collectives, sociales, elles sont particulièrement difficiles à casser. Or le non-public, le public par segments, les élus, la presse et le personnel lui-même se créent des images de la bibliothèque, de véritables représentations sociales qui ont la vie dure. Pourtant la bibliothèque présente un déficit d’emprise symbolique sur la ville (vous connaissez tous un boulevard de l’Opéra ou une place du Théâtre, connaissez-vous une avenue de la Bibliothèque ?).

Á titre d’exemple, pendant le congrès, le quotidien régional La Voix du Nord proposait sur son site un sondage express : « Vous et vos enfants iriez plus souvent en bibliothèque si… » Les réponses du type « si elle était ouverte tard le soir », « si elle ouvrait le dimanche », « si elle offrait des services plus variés »… n’étonneront guère ; par contre, le plus éclairant sur la représentation que l’on se fait de la bibliothèque – et le plus déprimant pour les bibliothécaires – fut sans nul doute le nombre de réponses : 389 sur plus de 120 000 visites… !

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